Page 2 sur 2

Re: Débat: Semences :Une guerre oubliée ?

Posté : vendredi 04 janv. 2013, 04:23
par Marc
Le vendredi 4 janvier à 10 h.
Emission radio Service Public avec pour thème"Coup de semence : le business des graines, le champ des problèmes"
C'est sur France Inter
Il y aura aussi l'avocate de Kokopelli, Burgaud du GNIS (le groupement des semenciers)et un sélectionneur de maïs et deux historiens des sciences; Christophe Bonneuil et Frédéric Thomas.
Vous pouvez y poser vos questions.

Image

Re: Débat: Semences :Une guerre oubliée ?

Posté : vendredi 11 janv. 2013, 07:06
par Marc
Un communiqué du CRIIGEN
Corinne Lepage, Députée européenne, Les Conseils d'Administration et Scientifique du CRIIGEN
(Comité de Recherche et d'Information Indépendantes sur le Génie génétique : http://www.criigen.org" onclick="window.open(this.href);return false;)
vous invitent à découvrir les suites de l'étude du Pr Séralini et son équipe
TOXICITE CONFIRMEE POUR UN OGM ET POUR LE PESTICIDE ROUNDUP, PLAINTES EN DIFFAMATION AUX CRITIQUES
Remise des données brutes à un huissier
Avec, notamment : Pr. Gilles-Éric Séralini, Président du Conseil scientifique du CRIIGEN, Chercheur, Dr. Joël Spiroux, Président du CRIIGEN Médecin, Corinne Lepage, Présidente d’Honneur du CRIIGEN, Députée européenne.
Ce mardi 15 janvier à 14 h. au Parlement européen, 1, Avenue du Président Robert Schuman
67000 - Strasbourg, Salle LOW N-1/201
Le CRIIGEN se réjouit de la confirmation des recherches de l'équipe du Pr. Séralini, publiées en septembre dernier sur la toxicité à long terme du principal herbicide du monde, le Roundup, et d'un maïs OGM qui l'absorbe sans mourir, deux produits de la firme Monsanto.
Cette étude a été une des plus consultées au monde depuis septembre 2012 (Food and Chemical Toxicology, 50 (2012), 4221-4231).
Non seulement elle a été maintenue dans sa publication par une des meilleures revues de toxicologie au monde, malgré des pressions incessantes, mais aussi les réponses détaillées à toutes les critiques viennent d'être publiées par le même éditeur (Food and Chemical Toxicology (2013), en ligne).
De plus, l'équipe a de nouvelles données expérimentales qu'elle diffusera bientôt sur le Roundup.

Les critiques négatives émanaient d'une quarantaine de scientifiques ou regroupements (associations, agences de validation des produits...) dont les conflits d'intérêts ont été établis pour une grande majorité d'entre eux, que ce soit directement avec la société Monsanto, ou bien avec les personnes ayant favorisé les autorisations des produits de la firme en question, ou du même type de produits.
La plupart de ces personnes ne sont pas de la spécialité, ou ne publient pas dans le domaine de la toxicologie des pesticides ou de l'évaluation des OGM.

Le CRIIGEN et l'équipe de recherche ont reçu le soutien et les critiques positives de plus de 300 scientifiques de 33 pays et 5 continents, qui représentent davantage à notre sens l'ensemble de la communauté scientifique.

Le CRIIGEN se réjouit aussi du fait que l'ANSES, et plusieurs pays dont la France, ont reconnu la nécessité de tests à long terme pour les OGM, et la sous-évaluation des pesticides.
Un projet de résolution en ce sens va être soumis au Parlement français. Nous nous en félicitons.
Par ailleurs, la Direction Générale de la Santé et des Consommateurs de la Commission Européenne a désavoué l'avis de l'EFSA sur l'absence de nécessité de tests à long terme.

Ainsi, notre étude a révélé les carences des évaluations ayant conduit aux autorisations des produits incriminés, ainsi que le laxisme des agences sanitaires, dont l'EFSA, qui ont commis des fautes professionnelles graves pouvant mettre en danger la vie d'autrui.

Par ailleurs, nous avons déposé fin 2012 des plaintes en diffamation contre les assertions de "fraude" et "données falsifiées" publiées respectivement dans Marianne et La Provence par Jean-Claude Jaillette et Claude Allègre.
Nous rappelons que C. Allègre fait partie de l'association de défense des biotechnologies végétales (AFBV) qui a déjà été condamnée avec son président M. Fellous pour diffamation à notre encontre en 2011. D'autres plaintes sont en cours pour propos diffamatoires ridicules et mensongers, alors que toutes les critiques scientifiques s'essoufflent.

Nous allons prendre en 2013 d'autres mesures judiciaires appropriées afin notamment de faire toute la transparence sur les données toxicologiques cachées et laxistes qui ont permis, via les agences sanitaires, d'obtenir les autorisations de commercialisation des produits que nous avons testés, entre autres.
Pour donner l'exemple, nous déposons nos données brutes auprès d'un huissier de justice, très solennellement.
Nous les rendrons publiques dès que les agences ou Monsanto auront fait de même pour les leurs, et que les gouvernements y auront consenti.
Ceci permettra vraiment à l’ensemble de la communauté scientifique de disposer de toutes les données toxicologiques existantes sur ces produits industriels, afin que s’opère une véritable expertise contradictoire et transparente, et non plus une pseudo-expertise biaisée par des groupes de pressions plus soucieux de leurs intérêts que de la santé publique.

Re: Débat: Semences :Une guerre oubliée ?

Posté : vendredi 11 janv. 2013, 15:01
par Julia
youhou! la lutte continue! Voyons voir ce que les lobbies pro ogm et pro pesticides vont encore trouver pour se défendre :mefiant ...

Je me souviens des accusations injustes lancées sur ces expériences, par des journalistes sortis de nulle part! Par exemple, on reprochait à ce professeur d'avoir utilisé des échantillons de rats trop petits et d'une espèce très sensible aux tumeurs, alors que les firmes "OGM" obtiennent des autorisations de mise sur le marché, avec des expériences sur des échantillons aussi petits et sur des rats de la même espèce. Par contre sur des durées d'expositions beaucoup plus courtes, qui ne donnent pas le temps de voir si l'exposition au produit à long terme provoque des cancers ou autres maladies... C'est aberrant! hoooo!

Suite au prochain épisode alors... :castagne

Re: Débat: Semences :Une guerre oubliée ?

Posté : jeudi 21 févr. 2013, 05:53
par Marc
Des témoignages magnifiques qui expliquent bien la démarche vers les blés anciens
Le pourquoi, le comment vécu par l'expérience de Bernard Ronot notamment.
Un mouvement est en route.

[BBvideo 650,450]http://www.dailymotion.com/video/xxgm59 ... SWlpPKQC-b[/BBvideo]

Re: Débat: Semences :Une guerre oubliée ?

Posté : jeudi 21 févr. 2013, 14:37
par epicure
J'adère totalement à cette mini révolution, sans être ni agriculteur, ni boulanger, mais simplement consommateur.
Pour avoir un peu suivi les différents débats sur le même sujet, c'est quand même dramatique l'état d'enfermement dans lequel se trouvent de trop nombreux agriculteurs, avc ces approvisionnements en semences.
Cela étant, la panification avec certains blés anciens n'est pas évidente du tout. J'ai essayé. Dur dur de trouver la bonne recette, et comme l'approvisionnement n'est pas aisé, je m'en remets à celle d'un petit moulin local.
Je fais quand même mon pain toutes les semaines dans mon four à bois. Au bout de deux ans d'essais et de persévérance, je commence à peu près à cerner le truc!, au sortir du four, il est présentable, agréable, assez alvéolé et surtout se conserve très bien durant 2, 3 jours sans problème.

Dure lutte que celle de ces semences de blè.
Si je pouvais, je terminerai en disant: Messieux les artisans boulangers, jouez l'une de vos cartes, vous ferez je pense quelques heureux.

Re: Débat: Semences :Une guerre oubliée ?

Posté : vendredi 22 févr. 2013, 05:43
par Marc
Encore un communiqué du CRIIGEN pour signaler de graves failles dans le système d'homologation des pesticides.

Une étude de la revue internationale Toxicology démontre que tous les herbicides à base de glyphosate sont plus toxiques que le glyphosate seul, et explique pourquoi.
Le composé le plus toxique n’est pas le glyphosate qui est le seul évalué par les autorités, mais un composé pas toujours mentionné sur les étiquettes appelé POE-15.
Les méthodes les plus modernes au niveau cellulaire (3 types de lignées humaines) et de spectrométrie de masse (études sur la nature des molécules), ont été appliquées pour identifier ce composé et en analyser les effets.
Leur évaluation et les doses maximales autorisées dans l’environnement et l’alimentation apparaissent donc erronées.
Il ne faut donc pas confondre le Roundup, nom du produit commercial et la matière active; le glyphosate tombé dans le domaine public en 2000 (le brevet dure 20 ans).
C'est pourquoi Monsanto a lancé cette même année 2000, les plantes OGM "Round Up ready" (plus tolérantes au glyphosate), car le Roundup allait subir la concurrence de pesticides "génériques" depuis lors.
Le Roundup réalisant la moitié du résultat net de la firme a ce moment là, la stratégie commerciale est claire, on prolonge de 20 ans une certaine exclusivité de l'emploi du glyphosate.
Vous pouvez suivre l'actualité sur ce domaine du Roundup sur le site du CRIIGEN

Quand les fonds de pension américains liquideront les actions de ce type firme, cela fera mal pour eux, mais pas avant.
Un autre entrée financière de cette firme se révèle être les indemnités gagnée par procès.
Cela commence dès le témoignage de l’agriculteur canadien Percy Schmeiser, sélectionneur de variétés locales de colza.
Il fit un tour d’Europe en 2001 pour dénoncer le jugement l'opposant à Monsanto le condamnant à 11.100 € pour "piratage" des graines de colza (fort pollinisateur) Roundup ready, alors qu’il avait été contaminé par les cultures OGM voisines.
Des encarts publicitaires de menace dans des journaux agricoles américains venant de Monsanto, portent ce titre «Des semences biotech piratées qui pourraient vous coûter plus de 1.200 dollars par hectare»

Le service juridique de la firme couplé à une agence de détective privé indépendant réalise des scores.
Jugez plutôt ce qu'écrivait Le Monde ce 13 février.
A la veille de l'examen par la Cour suprême des Etats-Unis d'un litige entre Monsanto et un cultivateur de l'Indiana, un rapport intitulé "Les géants des semences contre les fermiers américains", publié mardi 12 février par l'ONG Center for Food Safety dénonce les poursuites lancées contre les fermiers qui, après avoir utilisé des semences OGM, tentent de replanter les graines issues de la récolte précédente au lieu de racheter des produits génétiquement modifiés protégés par des brevets.
Selon l'étude, la firme Monsanto avait ainsi obtenu, fin 2012, plus de 23 millions de dollars de dommages et intérêts de la part de fermiers américains, après avoir intenté pas moins de 142procès pour violation des brevets contre 410 agriculteurs et 56 petites entreprises agricoles dans 27 Etats américains.

Re: Débat: Semences :Une guerre oubliée ?

Posté : vendredi 22 févr. 2013, 10:15
par Julia
Mais quelle honte! :enerve ça me met pas de bonne humeur tout ça!!!

En tout cas bravo epicure pour vos essais et vos convictions, c'est vrai que c'est pas évident de panifier des blés anciens, en plus ça dépend lesquels, mais en persévérant on y arrive comme vous dites

Re: Débat: Semences :Une guerre oubliée ?

Posté : vendredi 22 févr. 2013, 21:41
par epicure
Merci Julia pour vos encouragements.

La partie la plus difficile, n'est pas de trouver ces farines faîtes de blés anciens, mais ces sont les coûts de production et d'expédition qui sont dissuassifs pour un particulier. Je ne peux pas me permettre de rater plusieurs fournées de suite en faisant des essais, même s'il ne s'agit de quelques euros à chaque fois.
En effet, je n'en consomme ma foi que quelques kilos par mois.

Au delà de ma déception de ne pouvoir en utiliser plus, qui n'est qu'un détail, c'est quand même le rouleau compresseur des groupes mondiaux qui règnent en maître sur toutes les activités nécessaires à la vie courante qui alarme le plus.
Les quelques sursauts d'agriculteurs sont bénéfiques.
En espérant qu'ils puissent en générer d'autres.

Re: Débat: Semences :Une guerre oubliée ?

Posté : mercredi 01 janv. 2014, 12:44
par Marc
http://open-solutions.info/fr/" onclick="window.open(this.href);return false;

Une petite vidéo de cinq minutes pour comprendre l'histoire des semences et le positionnement actuel (parfois absurde) du marché.
De quoi travailler l'an qui s'ouvre à nous ?